Un accord majeur contre les gaz à effet de serre

Les hydrofluorocarbures sont des gaz à effet de serre particulièrement nocifs pour le climat, et sont utilisés dans la fabrication des réfrigérateurs et climatiseurs. Mi-octobre, un accord visant à réduire l’émission de ces gaz a été approuvé par près de 200 pays lors d’une réunion sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Les dangers des hydrofluorocarbures (HFC)

Les HFC sont des gaz à effet de serre utilisés depuis les années 90, et servent à la fabrication de mousse isolante ou aérosols pour les systèmes de réfrigération. Initialement prévu en remplacement des chlorofluorocarbures, responsables de la destruction de la couche d’ozone, les HFC s’avèrent tout aussi dangereux pour le climat. « Une seule de ces molécules a un effet 3000 fois plus important qu’une molécule de dioxyde de carbone. Et ce sont celles dont l’usage augmente le plus vite : leur taux de croissance est évalué entre 10 et 15% par an, selon l’Oak Ridge National Laboratory du Department of Energy américain », précise le journal le « Figaro » dans son article du 15 octobre.
Il existe pourtant des solutions alternatives.

Un accord visant à réduire l’émission des hydrofluorocarbures

Selon une étude publiée par l’Institute for Governance and Sustainable Development en 2015, l’élimination des hydrofluorocarbures pourrait réduire le réchauffement mondial de 0,5°C d’ici à 2012. « À l’horizon 2030, elle permettrait d’éviter jusqu’à 1,7 gigatonne d’équivalent CO2 par an, soit les émissions annuelles du Japon ».
Après de longues négociations, le texte adopté engage légalement près de 200 pays à réduire leurs émissions d’hydrofluorocarbures. Un calendrier a été fixé afin de respecter les délais, les pays riches étant dans le devoir d’aider les pays pauvres à adapter leurs technologies.

Un grand pas en avant pour la lutte contre le réchauffement climatique

« Cet accord de Kigali approuvé par 197 pays s’ajoute à l’entrée en vigueur, le mois prochain, de l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement, qui a passé les seuils nécessaires de ratification début octobre. «C’est un immense pas en avant», a déclaré le secrétaire d’État américain John Kerry, présent vendredi soir à Kigali »
Le texte adopté permet également de donner un élan positif à quelques semaines de la prochaine grande conférence annuelle sur le climat (COP22), à Marrakech.

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